Voyager sans Internet de nos jours, c’est un peu surréaliste. Sauf si vous allez à Cuba. L’une des rares destinations où l’accès au net suit des règles bien particulières. Dans un pays où on vous pousse à observer, sentir et écouter sans gadgets électroniques, la plus grande île des Caraïbes vous offre une déconnexion forcée et vous invite à retrouver des plaisirs oubliés. Mais si vous êtes vraiment résolu à rester connecté partout, je vous explique comment se connecter à l’Internet à Cuba.

Index
- 1Internet à Cuba
- 2Recherche de wifi à Cuba
- 3Un avenir prometteur
Internet à Cuba
En septembre 1996, Cuba établit sa première connexion Internet par satellite à 64 kbit/s. Un réveil lent vers le monde extérieur, alimenté par un câble sous-marin depuis le Venezuela à travers la mer des Caraïbes. Ce câble ne dessert pas seulement Cuba, mais aussi la Jamaïque, Trinidad et Tobago et d’autres îles.
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Des années plus tard arrive Etecsa, l’entreprise officielle de télécommunications cubaine. À partir de 2012, elle lance la distribution de connexion haut débit via des points wifi répartis dans les 15 plus grandes villes du pays. La Havane en profite le plus, avec jusqu’à 35 points wifi.
À Cuba, seuls les hauts fonctionnaires et les sociétés étrangères ont accès à Internet privé. Les autres utilisent une carte à gratter donnant droit à une heure de connexion, à consommer selon ses besoins. Le hic : la carte coûte 1,50 CUC (1,48€) quand le salaire moyen cubain tourne autour de 25 CUC. Internet à Cuba, c’est possible, mais cher payé.
Recherche de wifi à Cuba
Sauf si vous logez dans un resort touristique (qui facture son propre accès wifi), la seule solution, c’est de faire comme les Cubains eux-mêmes.
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D’abord, rendez-vous à un point Etecsa. Prévoyez une demi-heure à une heure d’attente pour acheter votre carte à 1,50 CUC. N’oubliez pas votre passeport. Une fois la carte en main, grattez le code et entrez-le sur le réseau Wifi Etecsa. Le compteur affiche alors le temps disponible et celui déjà consommé.
Parfois la connexion flanche, mais globalement elle fonctionne bien. Un conseil : éteignez toujours le wifi en quittant. Sinon le compteur continue de tourner si vous vous reconnectez accidentellement à d’autres points sans le savoir. Dernier truc : allez sur www.nauta.com quand votre carte est vide et que vous saisissez un nouveau code. Parfois le code de session persiste une journée entière.
Si attendre à un point Etecsa vous gonfle, achetez auprès des vendeurs de rue qui traînent sur les zones wifi. Vous les reconnaîtrez facile, ils sont entourés de gens la tête baissée sur leur téléphone. Ils revendent les cartes 3 ou 4 CUC.
Un avenir prometteur
Le réseau Internet cubain n’est pas le plus flamboyant, mais l’État le pousse partout. Fin 2016, Google signe un contrat avec Etecsa pour installer un serveur sur l’île tandis que La Havane lance un projet pilote en vieille ville. Les estimations tablent sur 50% de Cubains connectés d’ici 2020.
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Reste la question : avez-vous vraiment besoin d’Internet quand vous visitez un pays étranger ? Probablement pas. Mais on continue tous à s’accrocher à nos filtres Instagram et nos notifications Facebook. Du temps gaspillé alors qu’on pourrait découvrir les merveilles de Cuba. Ses habitants, ses villes coloniales, ses plages de rêve. Tout vous invite à ranger le téléphone et à profiter d’une vie plus présente, plus détendue.
Des aventures que j’espère pouvoir vous raconter bientôt.
Vous, vous avez besoin de rester connecté en permanence quand vous voyagez ?
