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L’homéopathie risque de ne plus être remboursée

Dans son intervention du ​jeudi 24 mai 2018 au micro de France inter, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé française a proposé que le remboursement de l’homéopathie soit revu…à la baisse. À cette même occasion, la ministre a également soumis l’idée d’une évaluation de son efficacité par l’Assurance maladie (ndlr : AMELI). Propos qui soulèvent depuis peu, la rumeur du non-remboursement des soins homéopathiques. Que faut-il alors retenir concrètement ?

Une question d’efficacité, avant tout

Les médecines non conventionnelles comme l’homéopathie ou encore l’acupuncture se fondent généralement sur des pratiques psychothérapeutiques. Comme autre soin alternatif, il y a aussi des thérapies alternatives comme le magnétisme, le Reiki (plus d’informations sur ce courant sur le site akasha-reiki.com) les fleurs de Bach ou encore la kinesthésie.

La polémique sur les bénéfices supposés des granules d’homéopathie n’a cessé de grandir ces dernières années. Pour rappel, l’homéopathie est une thérapie consistant à donner à un malade des doses très faibles d’une substance. Ces substances provoquent chez une personne en bonne santé des symptômes comparables à ceux du patient sous traitement. Elle a été inventée par Samuel Hahnemann et les premiers médicaments remontent aux années 1700 en Allemagne. Le stress, les allergies, le rhume, la grippe, etc. sont des maux que l’homéopathie est en mesure de soigner.

De la publication par le Conseil scientifique des Académies des sciences européennes (Easac) d’un rapport sur les traitements homéopathiques en 2017 en passant par la tribune publiée dans le Figaro et signée par des centaines de médecins en 2018, toutes les alarmes sonnent la charge contre l’homéopathie. Le débat tourne principalement autour de l’utilité des médicaments prescrits. En effet, jusqu’à ce jour, il n’existe pas encore des arguments ou des preuves scientifiques qui attestent de l’efficacité des soins homéopathiques. Et ce n’est pas la première fois que ces critiques sont avancées.

Ainsi, les médicaments homéopathiques doivent être évalués selon les mêmes critères scientifiques qui s’appliquent aujourd’hui en France aux autres types de médicaments dixit Madame Agnès Buzyn. Elle poursuit en disant vouloir inscrire l’homéopathie dans le droit commun français, puis l’évaluer et si elle est utile, elle restera remboursée. Sinon elle arrêtera de l’être. L’efficacité de l’homéopathie est un sujet contesté ; car certains pensent qu’elle agit comme un placebo.

129 millions d’euros d’économie potentielle pour les caisses publiques

La Sécurité sociale rembourse certains médicaments homéopathiques à hauteur de 30 %, alors qu’ils ne possèdent qu’un statut dérogatoire.

Si l’homéopathie n’est pas remboursée, alors qu’elle fait partie actuellement des garanties de base, les patients devront payer 100 % des frais de leurs traitements. Mais, il faut souligner que si tous les médicaments de ce traitement n’étaient plus remboursés, la Sécurité sociale ferait d’énormes économies. Et ces dernières s’estiment à près de 129 millions d’euros chaque année.

La ministre de la Santé a ensuite eu à confier sur France Inter que le débat sur la question du remboursement s’ouvrira l’été prochain, en 2019. Un débat qui devrait porter, entre autres, sur des questions relatives à ce que les patients seront en mesure de payer et surtout, il sera sur fonds de résultats de l’étude en cours.